"je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part"
Tout part de cette foutue phrase car au final c'est tous ce qu'on se dit sans vraiment vouloir se l'avouer. Moi je ne peux m'empêcher d'y penser. A chaque déplacement je me dis que peut-être que "quelqu'un" sera là. "Quelqu'un" il est indéfini, il peut se composer de pleins de gens comme d'une seule personne tout dépend de comment vous l'interprétez. Moi après avoir longtemps cherché mon "quelqu'un" et après de nombreuses déceptions, je me suis dis que ça ne devait pas être pour moi ce genre de choses, d'avoir un seul "quelqu'un" qui ferait que l'appel du large ne se ferait plus. Alors je me suis consolé en me disant qu'au moins j'avais trouvé mes "quelqu'un", ceux qui, seulement par leur présence auprès de moi, feraient que la vie serait plus belle. En plus le soleil revenant je nous imaginais au soleil, rigolant, faisant les gosses, s'amusant, riant, juste profitant du plaisir d'être tous ensemble et profitant de l'instant présent en se disant que l'avenir pouvait bien nous faire ce qu'il voulait puisqu'on était Nous et que rien ne pouvait être plus fort que ça. Je pensais vraiment que cette fois était la bonne, qu'ils étaient mes "quelqu'un" mais de nouveau je me rends compte que ce n'est encore pas ici que va s'arrêter ma quête. Trop de choses ne coïncides pas avec tout ça, trop de choses ont changé selon moi. Alors je me dis que je dois remettre mon baluchon sur mon épaule et repartir vers l'inconnu, vers d'autres "quelqu'un". Je sais que c'est peine perdue car je ne trouverais jamais le 'nirvana amical' dont je rêve, celui qui n'existe que dans mon imagination. Mais après tout ne dit-on pas l'espoir fait vivre? Pourtant ça fait de plus en plus mal de revenir à la réalité car forcément j'ai de plus en plus d'espoir à chaque fois donc la déception est à peu près proportionnelle. Ça va paraitre super égoïste mais juste une fois j'aimerais qu'ils me retiennent ces "quelqu'un", qu'ils ne fassent pas comme les autres, qu'ils ne me regardent pas partir sans rien dire. Mais personne n'est indispensable et encore moins moi et je sais qu'ils pensent que si c'est mon choix ils me laisseront partir mais je ne suis pas sur cette fois d'en avoir vraiment envie. Peut-être cette fois ai-je envie qu'ils m'attrapent avant mon départ et qu'ils ne me lâchent plus car si je pars je sais qu'ils auront toujours une importance considérable pour moi (plus encore qu'ils ne peuvent l'imaginer) mais l'inverse n'est pas garanti. Je me sens comme tiraillée entre mon envie de voir si l'herbe est plus verte ailleurs et mon attachement à ces ptites bouilles milles fois observées. Et le pire c'est que je sais pertinemment que tout ceci est vide de sens et que pour la plupart des gens ce questionnement n'a même pas lieu d'être, je suis pathétique de me poser toutes ces questions plutôt que de me laisser vivre mais peut être est-ce ça le problème? J'attends peut-être quelque chose de la vie qu'elle ne peut m'apporter, j'en attends peut-être trop des gens, de ces "quelqu'un", j'attends trop qu'ils viennent vers moi car étant petite j'ai trop souvent fait l'inverse. Ah ce que je peux me mépriser moi même à penser ça!! non mais sérieusement Janice reviens sur terre, c'est ridicule vraiment, Je le suis, je le sais, ne m'en veuillez pas d'avoir des pensées telles que celles ci, je ne sais même pas d'où ça sort mais j'avais juste besoin de vous exprimer ce qui trotte dans ma tête depuis quelques jours, voir quelques semaines.
The end
***cette chanson me donne tout de même envie de croire au bonheur auprès de ces "quelqu'un".
*** celle ci me donne un nombre de sensations incalculables.. ascenseur émotionnel